mercredi 7 février 2018

Saisi de compassion


La Journée Mondiale des Malades a été instituée par le pape Jean-Paul II en 1992. Depuis 25 elle est célébrée chaque année le 11 février. Cette journée nous rappelle que les personnes malades doivent être soutenues, encouragées, visitées. La maladie peut souvent isoler les personnes, ou par peur de déranger ou de devenir un poids pour les autres, elles s’isolent elles-mêmes. Alors que justement, c’est le moment où elles ont le plus besoin d’être accompagnées.

Jésus a guéri plusieurs personnes qui ont osé s’avancer vers lui, malgré leur maladie. Ce qu’ils entendaient dire de lui, leur donnait le courage de s’approcher dans l’espoir que la souffrance soit plus supportable. Et toujours, il était saisi de compassion. Ils étaient délivrés de leurs souffrances.

La maladie est toujours présente aujourd’hui. Elle se multiplie même. Et l’isolement est encore le lot de nombreux malades. Nous avons des vies très occupées, trop occupées souvent pour simplement prendre le temps. Le temps de s’approcher de la personne malade et de l’écouter, de la réconforter, d’offrir une présence aimante et compatissante.  

Pour la personne malade, le temps peut s’étirer à essayer de passer à travers la douleur. Qu’elle soit physique ou psychologique. Alors, comment faire pour que notre temps puisse s’accorder au leur, pour que la rencontre soit un lieu d’échange où pourront surgir une espérance et une action de grâce? Comment être capable d’accueillir tout ce que suscite la maladie chez l’autre, autant dans le beau que dans le mauvais? Comment continuer à marcher avec une personne malade, malgré les comportements qui nous dérangent? Moi, je me le demande encore.

Prenons pour exemple Jésus qui fut saisi de compassion pour le lépreux qui l’a supplié à genoux. Il l’a relevé et l’a guéri. Nous ne pouvons pas guérir, mais nous pouvons être ce visage de compassion et d’amour pour ceux et celles qui en ont tant besoin.

Ce que je crois, c’est qu’il faut être empathique et attentif aux bouleversements que vivent les personnes malades. Être capables de lire dans leurs paroles et leurs actions, la douleur qui les habite. Et surtout, prier pour eux. La force de la prière est la seule que nous ayons en abondance. Prions pour les personnes malades et prions pour que Dieu nous donne la force de les accompagner dans les bons moments, comme dans les plus difficiles.                 
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   Suzie Arsenault    

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